Exposition “L’Envolée” à la Galerie Amarrage | 15 -30 mars 2025, prolongée jusqu’au 6 avril
La Galerie Amarrage présente L’Envolée, une exposition de Muriel Pénicaud du 15 au 30 mars 2025 (prolongée jusqu’au dimanche 6 avril). Cette exposition célèbre la quête d’élévation et de liberté, où les œuvres de ses deux artistes invitées, Gala, plasticienne, et Freid, céramiste, entrent en résonance avec son ode au rêve et à l’envol.
Galerie Amarrage : 88, rue des Rosiers 93400 Saint Ouen
Ouvert tous les jours de 11h à 19h
« Celui qui un jour veut apprendre à voler, doit d’abord apprendre à se tenir debout et à marcher et à courir, à grimper et à danser – ce n’est pas du premier coup d’ailes que l’on conquiert l’envol ! »
Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche.
Cette exposition célèbre le sens de l’existence, de nos premiers pas jusqu’à notre dernier souffle.
Elle incarne cette quête qui nous fait grandir, nous élever, nous jouer des frontières, échapper aux pièges, rire de nos audaces, oser la transcendance. Pour certains, elle permet même d’effleurer le ciel de la liberté.
L’envol de l’oiseau a été mon école de photographie. Il m’a appris à cueillir au creux de ma main une émotion, un regard, un jeu de lumière, un élan, un mouvement ou une ligne de force. J’y ai découvert comment saisir l’insaisissable, libérer mon imagination et observer la nature comme l’humanité dans toute sa beauté et sa profondeur.
Dans le mariage enchanteur de l’oiseau et de la lumière, nous voici éblouis face à un Icare qui ne se brûlerait pas ses ailes, mais nous ferait pénétrer doucement au cœur du soleil, en nous et autour de nous.
Photographier l’envol demande une patience absolue. Il faut attendre, attendre encore, faire corps avec le plumage de l’oiseau, ressentir subtilement quand il va s’envoler, puis cueillir en un clin d’œil la grâce de l’instant. Si on attend de le voir s’envoler pour appuyer sur le déclencheur, c’est trop tard, il est hors-cadre. L’oiseau s’élance dans l’air sur une impulsion de son corps puis, suspendu un instant, alors seulement il ouvre ses ailes. Une leçon de vie pour l’envolée de chacun d’entre nous…
L’enfant et l’oiseau ont en partage l’envol et la promesse de vie. L’enfance reste à jamais ce continent perdu de notre propre mystère. Il faut s’accroupir, lever les yeux pour contempler l’enfant prêt à l’envolée, comme un oiseau, et écouter son cri, sa joie, son silence. Alors il ou elle nous emporte en poésie.
En reliant la terre, l'eau et le ciel, l’arbre est au cœur du vivant. En photographiant l’arbre, je cherche à plonger en lui, à l’enlacer, à ressentir depuis ses racines jusqu’au ciel la somptueuse puissance de vie qui nous relie à tous les êtres au travers du temps et de l’espace, et qui nous emporte dans son envolée inébranlable vers le ciel.
Dans l’amour comme dans le deuil, dans la contemplation comme dans le désir, nous tentons sans cesse et maladroitement de nous envoler, pour nous libérer ou nous élever. Qui d’entre nous n’a jamais rêvé d’être un oiseau ?
Et si tout ce qui nous entoure était une invitation à l’Envolée ? Des ailes déployées, un rayon de lumière qui traverse et éblouit, un regard qui bouleverse, un voile flottant, une ombre dansante sous la lueur de la lune… C’est une véritable invitation au voyage poétique, portée par les ailes de la photographie, que je vous propose aujourd’hui.
« Le vent se lève, il faut tenter de vivre » - Paul Valéry